Lost in jungle

Errance ultra-chic d’une jeune fille perdue dans la jungle urbaine

Le Moustique d’Afrique, il te pique, il te N…

Souvenez vous… c’était le slogan de protection contre le palu il fut un temps me semble…

C’est vicieux un moustique, on n’a beau ne pas les désirer, on s’y frotte quand même, on s’y pique même.

C’est vicieux un moustique, au début, ça vous fait les yeux doux, vous fait croire que vous êtes amis, proches presque, vous raconte sa vie, comment il ne s’est jamais remis des tromperies de sa copine.

C’est vicieux un moustique, il vous écoute, vous console et puis vous amadoue, vous dit qu’il se sent bien seul en sachant très bien que vous ne risquez pas de changer quoique ce soit à sa situation si ce n’est essayer de le sortir un peu de lui présenter de nouvelles têtes, parce que vous vous sentez un peu coupable, le moustique n’ait jamais rentré de près ou de loin dans le cadre.

Alors vous le faites, vous l’aidez à se changer les idées, vous le faites parce que vous êtes foncièrement une bonne poire et qu’il vous a repéré de loin et qu’il sait  se servir des bonnes poires pour son plus grand plaisir. Tel le vampire il s’attaque à ce que vous avez de plus proche, de la manière la plus fourbe qui soit. Il s’en cache bien d’ailleurs, parce que la bonne poire n’est pas idiote, elle sait voir quand on s’est servie d’elle alors il laissera à l’objet de son choix le soin de vous dire qu’il vous a bien n…, parce que dans la bouche de l’objet de son choix se sera forcément édulcoré, que la bonne poire ne dira rien qui pourrait blesser l’objet, parce qu’elle a beaucoup de tendresse pour l’objet.

Et le moustique s’efface grossièrement, ne laissant place à aucun respect, ne laissant place à aucune amitié, ne laissant que du mépris et du dégoût.

Mais ce qu’il y a de bien avec les moustiques c’est qu’on les exclut facilement de notre vie d’un simple geste de la main.

Lost in Zanzibar

Je me suis éloignée, loin, très loin, j’ai eu du mal à retrouver le chemin mais je suis de retour dans la jungle après m’être perdue dans un lieu enchanteur qui laissent les connaisseurs rêveurs, un de ces lieux encore vierge de toute déformation urbaine trop grossière et trop fière, un de ces lieux encore vierge de vieux grincheux et de vieilles mémères, un lieu de baroudeurs qui contemplent juste la beauté du paysage et se délectent de la perfection du son de la mer en espérant vraiment que l’île ne devienne pas un jour une tanière d’indésirables touristes entassés sur ses plages de sable chaud. Ce lieu, c’est un pays d’Afrique, magique, un écrin de beauté, un lieu où il fait bon vivre en paix.

Zanzibar, la douce, la belle, l’irréelle…

Nouvelle collection

J’ai entre les mains l’avenir de ma boite.

Je pourrais me barrer avec, tirer des plans sur la comète, les faire chanter et m’octroyer une vie dorée, mais voilà, mon métier m’oblige à faire La Défense - Place Vendôme en serrant le plus fort possible contre mon chemisier l’enveloppe scellée contenant les dessins de la prochaine collection.

Ne pas regarder, surtout résister à la tentation, ce serait trop voyant, comment ça, l’enveloppe n’est plus scellée, avec cette chaleur vous comprenez, ça se décolle c’est chose là.

Se méfier des gens, de tous même du chauffeur mignon qui me sourit.

Arrêter de regarder à travers l’enveloppe, comme si l’anaconda aurait été assez stupide pour sceller une enveloppe ordinaire.

Sortir de la voiture, ouvrir la porte du temple, se faire accueillir par le chef suprême, passer les sas de sécurité, lui remettre le dossier, le voir décacheter puis admirer, de pures beautés.

Voir dans l’oeil du joalier cette espèce d’étincelle lubrique de celui qui sait combien ça va lui rapporter en jouissance et en monnaie. Replier soigneusement le trésor et le coffrer.

Repartir et se dire : encore une occasion de perdue. Fichu conscience, fichue honnêteté.

Mais que c’est drôle!

Y’a un truc mais je vois pas quoi. Vraiment je me demande s’ils le font exprès c’est pas possible je ne peux pas être aussi demeurer.

La première fois j’ai cru que j’avais sauté une ligne, la deuxième que j’avais mal fait un truc, la troisième que c’était à cause de mes règles qui allaient arriver mais au bout de la quatrième, je dois bien le reconnaître, ils nous prennent vraiment pour des cons.

Faudra qu’on m’explique un jour pourquoi se faire chier à écrire un bouquin de cuisine, y mettre des photos alors que la recette ne donne jamais le résultat voulu??????

Y’a pas foutage de gueule là? J’ai longtemps cru que j’étais une tarte, passez moi l’expression, mais en fait ils ne marrent bien les pseudo pro de la fourchette quand ils nous voient acheter leur bouquin:  “et un couillon de plus plein d’espoir qui va se battre pendant des heures dans sa cuisine a essayer de comprendre qu’il manque quelque chose! ha ha ha”

J’ai beau regarder, je vois toujours pas! Franchement il pourrait au moins mettre la solution à la fin du bouquin!

Bande de nerds! Je vous déteste!

je chic, tu chic, il chic

Paris, la jungle certes mais chic, d’où mon titre. Et jusqu’à présent ici je n’ai guerre parler de chic, du chiqué oui mais du chic, que nenni.

A Paris le chic est ultime, mais se résume en 4 lettres dorées: AFCF, à bien sur ne pas confondre avec YMCA totallement out depuis des années!

AFCF: Arrondissement, Fringues, Café, Fréquentation.

Dis moi où tu vis, je te dirais qui tu es. Dis moi ce que tu portes ( t’as même pas besoin en fait je le sais) je te dirais qui tu es, dis moi où tu t’atables je te dirais qui tu es ( voire même ce que tu lis quand ça t’arrive) et une fois que tu m’auras dit tout ça je serais grosso merdouille qui tu fréquentes ou ne fréquente pas.

Prenons pour exemple: L’ultra chic. Comparons le aux bobochic, référence ultime et compréhensible par tous tant ils en fourmillent sur le web.

L’ultra chic vit rive gauche, contrairement au bobo chic qui lui a choisi rive droite( mais très proche rive gauche hein faut pas déconner non plus). L’ultra chic connait à peine le nom de sa concierge et ne soucie guère de savoir si les commerces de proximité existe près du lieu où il habite de toute manière il ne mange jamais chez lui et fréquente assidument un café huppé ou un café qui le deviendra après. L’ultra chic ne côtoie que des gens comme lui. Très jeune déjà il a appris que son ultrachicissime personne ferait beaucoup d’envieux, il se méfie, il se replie.

L’ultra chic n’est pas tendance, non il est souvent en avance et navigue donc à contrecourant. Le bobo chic lui se veut tendance, il s’achète un Iphone 3G, prend son café sur une terrasse historique à saint germain des près et s’habille dans les boutiques du marais. Le bobo chic est la cible marketing idéal, il n’a pas de marque préférée, il veut juste le dernier joujou, le dernier grigri de quoi le faire rêver.

Le bobo chic n’est qu’un ouistiti attiré par la lumière, l’ultra chic quant à lui est dans la lumière, souvent il faut le dire à coup de costume Armani et de soirées  VIP mais toujours de manière si désinvolte et outrageusement inaccessible.

La vérité, ma foi, serait de dire que je suis ultra chic, certes mes errances se veulent avant gardistes, de là à ce qu’elles me payent une paire de Manolo Blahnik, il me reste encore du chemin à parcourir.

Quand l’anaconda n’est pas là, les chauves souris dansent.

En cette période estivale, il va de soit que l’anaconda n’est plus là. Elle se dore la pilule au soleil et se fout royalement du sort de ses esclaves pendant ce temps là, quitte à revenir avec plus de férocité histoire de bien marqué que le moment de liberté est terminé.

La première semaine fut douce, presque irréelle, un ciel sans nuage, l’accalmie après la tempête. Chacun reprend goût à la liberté retrouvée, s’éveille à la vie de nouveau et vit de manière totalement indépendante. Entre ceux qui arrivent à point d’heure et ceux qui laissent joyeusement leurs sonneries débiles de téléphone portable retentir, on sent bien que la jungle respire de nouveau, elle fourmille. Les bêtes sont sorties de leur tanière et veulent le faire savoir, à coup de café glacé et de lunch improvisé. L’ambiance se veut amicale, quand on tend l’oreille on peut même entendre quelques blagues potaches et quand on regarde bien on peut même deviner quelques rapprochement suspicieux.

La première semaine.

La deuxième chacun prend bien ses aises, une fois le retard accumulé rattrapé, chacun fait ce qui lui plait et moi je dois bien l’avouer, je me fais royalement chier. Y’a pas à dire, je suis un vrai boulet qui aime se faire malmener et qui ne sait même pas profiter d’un moment de tranquilité. Ca se soigne vous croyez?

GPS

Ca y est, j’ai craqué, me voici maintenant bien fiché sur le web, mais comme je suis une quille c’est à vous de me rajouter comme ami et de m’envoyer plein de jeux et test hautement intéressants pour que je m’occupe quand l’anaconda est en vacances, j’ai besoin de vous!

Vous me trouvez à Chloé Summer bien sûr, je vous attends!

Service après vente

De: chloe@lostinjungle.com

à: nutella@ferrero.com

Monsieur,

cela fait plus de 10 ans maintenant que vous êtes le partenaire idéal de mes moments de looze et de déboires sentimentaux, fidèle consolateur, j’avoue vous dévorer à la petite cuillère les soirs de pleine lune morose.

Votre couleur chocolat, votre bon petit goût noisette ont eu plus d’une fois raison de moi, je vous voue une fidélité sans bornes, entre deux sanglots je plonge délectablement en vous. Vous connaissez tout de moi, de mes peines de coeur, de mes détresses psychologiques, de mes moments de boulimie intenpestifs, vous m’écoutez sans broncher, vous épongez ma peine et je dois bien l’admettre me contrariez guerre.

Cependant, pas loin de 10 kilos de plus sur les hanches, je viens demander réparation du préjudice. Pourquoi votre compassion est elle aussi calorique? De tels bienfaits devraient être bienveillants, mais vous, vous complotiez dans mon dos avec acides gras et cholestérol pour élire domicile dans mes fesses et les rendre quelque peu disgracieuse, gracieuse n’étant pas de la même famille que graisse contrairement à l’étymologie, il serait bien heureux d’arrêter de vous inviter dans toutes les loozes de ma vie, ne pouvant malheureusement me départir de ces moments difficiles, j’aimerais éviter de me transformer en femme chocolat.

Alors après tant d’années passées en votre compagnie, je vous signale par la présente, que la rupture sera ferme et définitive. Vous m’en voyez désolé, mais tant que vous n’aurez pas résolu notre petit soucis, la cohabitation ne sera plus possible.

Recevez mes condoléances distinguées.

Chloé.

De nutella@ferrero.com

à: chloe@lostinjungle.com

Va te faire voir, grosse vache! Tu résisteras pas longtemps, je suis trop bon, le meilleur et tu le sais, tu reviendras à 4 pattes me dévorer et t’en redemandera. Pétasse!

De: chloe@lostinjungle.com

à: nutella@ferrero.com

oh oui fais moi mal!
Et merde… je suis accroc. VDM

Je finirais bien par t’achever!