Quand le Bonobo s’accouple
Bonobo, ah… Bonobo. Je pourrais en faire un roman presque, vraisemblablement peu digne d’intérêt mais certains passages croustillants méritent une place de choix sur ce blog.
Bonobo s’est marié, un 26 mai, d’une certaine année, il faisait beau, le soleil brillait, tout le monde était rassemblé pour voir le couple convolé.
Un mariage princier, comme je l’avais imaginer, bague de fiançailles Mauboussin, alliances Cartier, complet Armani et robe de couturier toute de dentelle ajourée faite sur mesure pour la mariée. Mariage à l’Église où tout un choeur chantait un Ave Maria digne de l’immortalité du Christ, larmes de joie des parents ayant adoubé la bru, voeux solennels prononcés comme un serment, un pacte d’amour renfermant l’éternité d’une vie lovée et festoie ment au château La Cour St glinglin avec les amis réunis dont la moitié des mets auraient pu nourrir un pays d’Afrique.
Le mariage du siècle, un vrai conte de fée, un vrai rêve réalisé tout comme il l’avait imaginé, tout comme on en avait si souvent parlé, un mariage à la hauteur de notre amour ou devrais je dire de l’amour tout court.
Il l’a fait. Avec elle.
Et sur cette vidéo, je ne peux qu’admettre que dans ses yeux il y a tout l’amour pour elle qu’il a eut pour moi autrefois. Cette vidéo, arrivée par erreur dans ma boite mail comme un coup de poignard en plein cœur détruisant le peu d’espoir qui avait résisté à la tempête, me laissant dans le froid glacial d’une jungle revêche exposée de toutes parts aux jeux mortels des sentiments déchus.

