Lost in jungle

Errance ultra-chic d’une jeune fille perdue dans la jungle urbaine

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Le Moustique d’Afrique, il te pique, il te N…

Souvenez vous… c’était le slogan de protection contre le palu il fut un temps me semble…

C’est vicieux un moustique, on n’a beau ne pas les désirer, on s’y frotte quand même, on s’y pique même.

C’est vicieux un moustique, au début, ça vous fait les yeux doux, vous fait croire que vous êtes amis, proches presque, vous raconte sa vie, comment il ne s’est jamais remis des tromperies de sa copine.

C’est vicieux un moustique, il vous écoute, vous console et puis vous amadoue, vous dit qu’il se sent bien seul en sachant très bien que vous ne risquez pas de changer quoique ce soit à sa situation si ce n’est essayer de le sortir un peu de lui présenter de nouvelles têtes, parce que vous vous sentez un peu coupable, le moustique n’ait jamais rentré de près ou de loin dans le cadre.

Alors vous le faites, vous l’aidez à se changer les idées, vous le faites parce que vous êtes foncièrement une bonne poire et qu’il vous a repéré de loin et qu’il sait  se servir des bonnes poires pour son plus grand plaisir. Tel le vampire il s’attaque à ce que vous avez de plus proche, de la manière la plus fourbe qui soit. Il s’en cache bien d’ailleurs, parce que la bonne poire n’est pas idiote, elle sait voir quand on s’est servie d’elle alors il laissera à l’objet de son choix le soin de vous dire qu’il vous a bien n…, parce que dans la bouche de l’objet de son choix se sera forcément édulcoré, que la bonne poire ne dira rien qui pourrait blesser l’objet, parce qu’elle a beaucoup de tendresse pour l’objet.

Et le moustique s’efface grossièrement, ne laissant place à aucun respect, ne laissant place à aucune amitié, ne laissant que du mépris et du dégoût.

Mais ce qu’il y a de bien avec les moustiques c’est qu’on les exclut facilement de notre vie d’un simple geste de la main.

Quand l’anaconda n’est pas là, les chauves souris dansent.

En cette période estivale, il va de soit que l’anaconda n’est plus là. Elle se dore la pilule au soleil et se fout royalement du sort de ses esclaves pendant ce temps là, quitte à revenir avec plus de férocité histoire de bien marqué que le moment de liberté est terminé.

La première semaine fut douce, presque irréelle, un ciel sans nuage, l’accalmie après la tempête. Chacun reprend goût à la liberté retrouvée, s’éveille à la vie de nouveau et vit de manière totalement indépendante. Entre ceux qui arrivent à point d’heure et ceux qui laissent joyeusement leurs sonneries débiles de téléphone portable retentir, on sent bien que la jungle respire de nouveau, elle fourmille. Les bêtes sont sorties de leur tanière et veulent le faire savoir, à coup de café glacé et de lunch improvisé. L’ambiance se veut amicale, quand on tend l’oreille on peut même entendre quelques blagues potaches et quand on regarde bien on peut même deviner quelques rapprochement suspicieux.

La première semaine.

La deuxième chacun prend bien ses aises, une fois le retard accumulé rattrapé, chacun fait ce qui lui plait et moi je dois bien l’avouer, je me fais royalement chier. Y’a pas à dire, je suis un vrai boulet qui aime se faire malmener et qui ne sait même pas profiter d’un moment de tranquilité. Ca se soigne vous croyez?

La crise du logement

Dans la jungle comme partout ailleurs, la crise sévit depuis quelques années, de plus en plus nombreux les autochtones se voient obligés de se rapprocher, de se serrer, de oserai- je le dire? partager. La mode des “co” est lancée et pas seulement l’émission débile d’une petite chaîne qui n’a jamais rien montée qu’une montagne de niaiseries.

Co-propriété, co-location, co-habitation, co-voiturage, mais aussi co-opération. Et ce dernier point malheureusement n’est pas compris par tout le monde. Ainsi il nous faut nous accommoder d’espèces quelque peu primaires et dérangées vraisemblablement peu évoluées, sans doute abonnées à la chaine télé sus mentionnée et malheureusement j’ai hérité d’une de ces espèces dans mon voisinage.

La bête est vicieuse et méthodique. Elle guette sa victime, enregistre ses habitudes et s’exhibe prudemment d’abord puis de manière de plus en plus ostentatoire. Défile en bas résille fenêtre grande ouverte son sexe dressé, parait quelque peu gêné du moins je le croyais, mais s’affiche de plus en plus, tellement que l’on ne peut plus faire semblant de croire que c’est un accident, se masturbe devant les petites filles de tout âge, se réjouit de voir le choc dans les regards, frôle de se faire refaire le portrait par un voisin belliqueux et continue à s’exhiber fouet et collier boule en guise de décoration.

Mais il faut appeler la police qu’on nous dit. Oui, sauf qu’il existe encore quelques scrupules à afficher un père de famille devant ses enfants présent un week end sur 3 dans le mois, n’est il pas déjà assez difficile de se rendre compte que son géniteur est un con, faut il vraiment ajouter à la liste “s’ exhibe et se masturbe devant personnes de sexe féminin de tout age confondu”?

Tout le monde le sait, personne ne fait rien, comme on a jamais rien fait contre l’alcoolique notoire, on se barricade, on dresse des murs et des rideaux pour ne plus voir, mais quelque part dans la nuit, on sait que la bête aux tendances perverses nous guette dans le noir attendant le moindre faux pas.

Les morsures de l’aube

Titre inspiré du film, la correspondance s’arrête là. Je trouvais juste qu’il collait parfaitement à une espèce animale qui rode dans la jungle: les prédateurs.

Le prédateur est une espèce souvent connue de tous mais pourtant si peu identifiable avant la morsure fatale. Il a une technique d’approche bien rodée qui devrait mettre la puce à l’oreille mais inlassablement on se laisse prendre dans ses filets, comme si l’instinct de survie venait à débloquer l’espace d’un instant suffisamment long pour qu’il puisse profiter de cette faille de système. Une incompréhension.

Le prédateur est un animal solitaire, réfléchit et sur de lui. Il guette sa victime, l’étudie et agit au moment opportun. Le choix de la victime se révèle être un défi, mais un défi de petit envergure, toujours surmontable de quoi parfaire son égo sans l’égratigner, mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, et pour cela il faut compenser par un tableau de chasse impressionnant; ainsi il multiplie la fréquence de ses attaques.

Le prédateur est doté d’un sens de l’observation hors du commun, il observe discrètement, prend le temps, et sait saisir le moment. Une fois qu’il a jeté son dévolu sur une proie, peu de choses l’en écartent si ce n’est presque aucune.

Le prédateur sait user de ses charmes, connait sur le bout des doigts l’art de danse prénuptiale et capte l’attention de son auditoire d’un simple mot. Depuis le temps son scénario est au point. Il donne de sa personne, ne s’occupe que de sa proie, la fait rire, danser le cas échéant, lui fait parler d’elle. Et il attend l’aube, pour refermer le piège.

Ni bon ni mauvais, juste égoïste ne pensant qu’à son bon plaisir et une fois celui ci pris, il regarde sa proie et l’achève en quelques mots: “je pense qu’il vaut mieux qu’on en reste là.” Là encore il prend un malin plaisir à contempler l’effet de ces mots dans le regard perdu de sa victime, cette incompréhension est pour lui la cerise sur le gâteau, celle qui lui fait sentir qu’il a reussi, que sa victime n’a vraiment rien venu venir qu’il l’a eut dans tous les sens possibles.

Beaucoup ont croisé ce prédateur, une fois, 2 fois, parfois plus, se laissant toujours avoir, et puis un jour, la lassitude aidant, surement, il n’y a rien eut dans mon regard aucune incompréhension, rien, le néant, je me suis laissée mordre, sans broncher, j’ai répondu ok, de cette attitude j’ai mis l’ombre sur sa victoire, une ombre que son égo n’a pas supporté, une ombre qui me vaut aujourd’hui d’être son ombre, le lundi, le mardi, le vendredi et parfois même le samedi quand il ne couve pas ses petits dont la mère lui laisse la garde plus par obligation que par choix.

Mon prédateur est un homme qui ne veut plus d’attache, il a divorcé de la vie le même jour qu’il a divorcé de sa femme, aucun attachement, liberté chérie, à lui les joies des plaisirs sans lendemain à la recherche d’autosatisfaction et de gloire dérisoire tellement le vide est palpable.

Apparté

Rien publié dernièrement, l’envie est là, plusieurs brouillons en stock non terminés, non retravaillés et ce pour cause de stupéfaction extrême, beaucoup de choses se sont passées dernièrement dans l’actualité. Jusqu’où l’Acteur va t il pousser la dictature ( oui j’ose le mot, un contrôle extrême et centralisé vaut bien ce mot)? Je crois que cela vaut bien une catégorie à part entière tellement je suis perdue depuis l’année dernière de voir à quel point le commun des mortels peut être dupes, de voir la désinformation quotidienne, de voir les langues de bois s’alourdir devant ce mauvais acteur, cet espèce de pantin articulé par son propre égo trop mal placé.

A l’heure où les petites gens vont recevoir la sentence du fisc il est étonnant de voir que Johnny ne s’inquiète plus de fuir le pays, a l’heure où les petites gens vont payer les fuites fiscales des plus riches il est étonnant de voir la zénitude ambiante des proches et privilégiés sur la liste de l’acteur. Pas honte de le dire, attends le canard enchainé avec impatience.

Du trouble je passe à la stupeur, bientôt le tremblement!

Petit chef, tendance tyranique

Elle , le petit chef, se déplace sure d’elle tant qu’elle ne croise pas un miroir qui lui rappelle au combien la génétique est cruelle ne lui ayant hélas pas donné ce qu’elle aurait tant espérer pour rehausser son égo si mal placé.

Elle, le petit chef, plein de faux semblant et de bons sentiments, vous parle comme à un agneau pour mieux vous poignarder dans le dos. Elle est votre plus grand fan, tant qu’elle peut se trouver un peu dans votre lumière.

Elle, le petit chef, une fois moins éblouit par votre lumière, vous presse comme un citron et vous abaisse du pieds d’estale sur lequel vous étiez et dont vous avez été enlevé au privilège d’une autre victime, pour mieux l’entendre vous dire: fais ci, fais ça, fais comme ci, fais comme ça.

Elle, le petit chef, vénère l’anaconda mutant mais ne voit pas que le venin la rend plus laide de jour en jour; tel le portrait de Dorian, elle vieillit mal. Mon dieu ce que les moustiques sont insupportables!