Paris, la jungle certes mais chic, d’où mon titre. Et jusqu’à présent ici je n’ai guerre parler de chic, du chiqué oui mais du chic, que nenni.
A Paris le chic est ultime, mais se résume en 4 lettres dorées: AFCF, à bien sur ne pas confondre avec YMCA totallement out depuis des années!
AFCF: Arrondissement, Fringues, Café, Fréquentation.
Dis moi où tu vis, je te dirais qui tu es. Dis moi ce que tu portes ( t’as même pas besoin en fait je le sais) je te dirais qui tu es, dis moi où tu t’atables je te dirais qui tu es ( voire même ce que tu lis quand ça t’arrive) et une fois que tu m’auras dit tout ça je serais grosso merdouille qui tu fréquentes ou ne fréquente pas.
Prenons pour exemple: L’ultra chic. Comparons le aux bobochic, référence ultime et compréhensible par tous tant ils en fourmillent sur le web.
L’ultra chic vit rive gauche, contrairement au bobo chic qui lui a choisi rive droite( mais très proche rive gauche hein faut pas déconner non plus). L’ultra chic connait à peine le nom de sa concierge et ne soucie guère de savoir si les commerces de proximité existe près du lieu où il habite de toute manière il ne mange jamais chez lui et fréquente assidument un café huppé ou un café qui le deviendra après. L’ultra chic ne côtoie que des gens comme lui. Très jeune déjà il a appris que son ultrachicissime personne ferait beaucoup d’envieux, il se méfie, il se replie.
L’ultra chic n’est pas tendance, non il est souvent en avance et navigue donc à contrecourant. Le bobo chic lui se veut tendance, il s’achète un Iphone 3G, prend son café sur une terrasse historique à saint germain des près et s’habille dans les boutiques du marais. Le bobo chic est la cible marketing idéal, il n’a pas de marque préférée, il veut juste le dernier joujou, le dernier grigri de quoi le faire rêver.
Le bobo chic n’est qu’un ouistiti attiré par la lumière, l’ultra chic quant à lui est dans la lumière, souvent il faut le dire à coup de costume Armani et de soirées VIP mais toujours de manière si désinvolte et outrageusement inaccessible.
La vérité, ma foi, serait de dire que je suis ultra chic, certes mes errances se veulent avant gardistes, de là à ce qu’elles me payent une paire de Manolo Blahnik, il me reste encore du chemin à parcourir.