Ce qu’il y a de surprenant c’est que peu importe l’endroit où l’on vit, la loi de la jungle s’applique. Seule la flore diffère quelque peu, mais la faune, quant à elle, remplit toujours les mêmes critères.
Les autochtones de ma jungle sont pour la plupart des être se rapprochant étrangement des singes, ni bêtes ni méchants, juste foncièrement bruyants, facétieux pour la plupart ou tout simplement quelconque se fondant dans la masse et essayant de vivre tant bien que mal en harmonie avec les autres espèces.
A eux se mêlent différentes autres catégories, pas forcément reconnaissable au premier coup d’œil, il faut s’y frotter pour comprendre mieux que ce sont de vrais piranhas s’attaquant aux plus faibles, ou des oiseaux de proie gardant jalousement leurs trésors de manière hautaine et sectaire, si trésors on puisse dire, ou encore des félins solitaires aux crocs acérés ne laissant aucune chance à leurs victimes aussi dur en affaires qu’en amour.
Enfin, il y a les plus faibles, les grenouilles, ne répondant qu’à l’instinct de survie concentrant leurs efforts en un point névralgique mais n’ayant pas la chance ou l’intelligence de comprendre que petits ils sont, petits ils resteront, confinés dans un carcan que tous les autres ont crée pour eux rejetant toute idée un tant soit peu nouvelle voire même se satisfaisant hautement de leur sort . Ils sont essentiels non seulement ils nous débarrassent des nuisibles autres moustiques et fourmis qu’on a plaisir à ne pas voir ou pire à voir souffrir mais encore ils nous rassurent sur notre condition.
Et puis il y a les caïmans, sorte de caméléons gravitant autour de tous ces groupes distincts sans jamais les intégrés complètement, ils font figures de traitres tout choisi car on ne sait jamais ce qu’ils pensent, ce qu’ils disent la nuit venue, ils sont ceux dont on se méfie, ils sont versatiles et peuvent réveiller leurs instincts naturels à tout moment, du moins c’est ce que l’on croit car à coté d’eux, se trouvent si ce n’est la pire espèce, sans doute une de celle qu’on a pas tous les jours envie de croiser, les serpents, qui se glissent tapis dans l’ombre pour vous prendre à la gorge au moment opportun.
Tous ces animaux sont si peu différents des humains, j’ai beau y regarder de plus près et j’y regarderais prochainement de plus près encore, l’Homme n’est pas moins bête, bien que plus nuancé, peut être .