Lost in jungle

Errance ultra-chic d’une jeune fille perdue dans la jungle urbaine

Archive for août, 2008


Bruit de fond

Vu, lu ou entendu au hasard d’une pérégrination.

“Elle s’éloigne. De plus en plus, elle s’éloigne de moi. Elle ne me dit plus rien, elle vit sa vie, ne propose plus rien, elle était toujours en proposition, ses bras m’étaient toujours ouverts, ils se font plus rares, plus distants, moins chaleureux qu’avant.”

“Elle est partie. Elle a pris ses affaires et depuis c’est le désert. C’est à peine si elle s’est retournée, son choix était fait. “

” Priorité. Serais-je un jour ta priorité? Une priorité? Tu ne fais rien, rien pour entretenir le feu, la flamme, l’étincelle? Que suis je pour toi? Est ce que je compte un peu. Je ne suis qu’un jouet qu’on manipule.”

” Il était mieux que moi, il était fait pour elle, on ne s’est jamais vraiment compris, à quoi bon me battre… Je l’aime, oui, je l’aime. Toujours… Je suis vraiment trop con! Putain, mais merde! Pourquoi j’ai rien fait? Pourquoi j’ai laissé faire? C’est à croire que je fais en sorte d’être malheureux!

Comment pouvait elle deviner si jamais tu ne lui montres que tu l’aimes? si jamais tu ne lui montre combien tu tiens à elle.”

Ces mots provoquent en moi une profonde réflexion, je les ai tous pensé à un moment donné de ma vie, j’ai été celle qui s’est éloignée, qui est partie, qui s’est demandée quelle place elle avait dans la vie de l’homme qu’elle aimait et qui déçue, meurtrie quelques fois, s’est refermée, ne s’est plus battue, a laissé faire et s’est demandée pourquoi elle n’avait rien fait. Et puis, il y a toujours eu l’espoir, l’espoir d’autre chose, de mieux tant qu’à faire. L’espoir qu’un jour le besoin de partir ne se ferait plus ressentir.

Le Moustique d’Afrique, il te pique, il te N…

Souvenez vous… c’était le slogan de protection contre le palu il fut un temps me semble…

C’est vicieux un moustique, on n’a beau ne pas les désirer, on s’y frotte quand même, on s’y pique même.

C’est vicieux un moustique, au début, ça vous fait les yeux doux, vous fait croire que vous êtes amis, proches presque, vous raconte sa vie, comment il ne s’est jamais remis des tromperies de sa copine.

C’est vicieux un moustique, il vous écoute, vous console et puis vous amadoue, vous dit qu’il se sent bien seul en sachant très bien que vous ne risquez pas de changer quoique ce soit à sa situation si ce n’est essayer de le sortir un peu de lui présenter de nouvelles têtes, parce que vous vous sentez un peu coupable, le moustique n’ait jamais rentré de près ou de loin dans le cadre.

Alors vous le faites, vous l’aidez à se changer les idées, vous le faites parce que vous êtes foncièrement une bonne poire et qu’il vous a repéré de loin et qu’il sait  se servir des bonnes poires pour son plus grand plaisir. Tel le vampire il s’attaque à ce que vous avez de plus proche, de la manière la plus fourbe qui soit. Il s’en cache bien d’ailleurs, parce que la bonne poire n’est pas idiote, elle sait voir quand on s’est servie d’elle alors il laissera à l’objet de son choix le soin de vous dire qu’il vous a bien n…, parce que dans la bouche de l’objet de son choix se sera forcément édulcoré, que la bonne poire ne dira rien qui pourrait blesser l’objet, parce qu’elle a beaucoup de tendresse pour l’objet.

Et le moustique s’efface grossièrement, ne laissant place à aucun respect, ne laissant place à aucune amitié, ne laissant que du mépris et du dégoût.

Mais ce qu’il y a de bien avec les moustiques c’est qu’on les exclut facilement de notre vie d’un simple geste de la main.

Lost in Zanzibar

Je me suis éloignée, loin, très loin, j’ai eu du mal à retrouver le chemin mais je suis de retour dans la jungle après m’être perdue dans un lieu enchanteur qui laissent les connaisseurs rêveurs, un de ces lieux encore vierge de toute déformation urbaine trop grossière et trop fière, un de ces lieux encore vierge de vieux grincheux et de vieilles mémères, un lieu de baroudeurs qui contemplent juste la beauté du paysage et se délectent de la perfection du son de la mer en espérant vraiment que l’île ne devienne pas un jour une tanière d’indésirables touristes entassés sur ses plages de sable chaud. Ce lieu, c’est un pays d’Afrique, magique, un écrin de beauté, un lieu où il fait bon vivre en paix.

Zanzibar, la douce, la belle, l’irréelle…