Vu, lu ou entendu au hasard d’une pérégrination.
“Elle s’éloigne. De plus en plus, elle s’éloigne de moi. Elle ne me dit plus rien, elle vit sa vie, ne propose plus rien, elle était toujours en proposition, ses bras m’étaient toujours ouverts, ils se font plus rares, plus distants, moins chaleureux qu’avant.”
“Elle est partie. Elle a pris ses affaires et depuis c’est le désert. C’est à peine si elle s’est retournée, son choix était fait. “
” Priorité. Serais-je un jour ta priorité? Une priorité? Tu ne fais rien, rien pour entretenir le feu, la flamme, l’étincelle? Que suis je pour toi? Est ce que je compte un peu. Je ne suis qu’un jouet qu’on manipule.”
” Il était mieux que moi, il était fait pour elle, on ne s’est jamais vraiment compris, à quoi bon me battre… Je l’aime, oui, je l’aime. Toujours… Je suis vraiment trop con! Putain, mais merde! Pourquoi j’ai rien fait? Pourquoi j’ai laissé faire? C’est à croire que je fais en sorte d’être malheureux!
Comment pouvait elle deviner si jamais tu ne lui montres que tu l’aimes? si jamais tu ne lui montre combien tu tiens à elle.”
Ces mots provoquent en moi une profonde réflexion, je les ai tous pensé à un moment donné de ma vie, j’ai été celle qui s’est éloignée, qui est partie, qui s’est demandée quelle place elle avait dans la vie de l’homme qu’elle aimait et qui déçue, meurtrie quelques fois, s’est refermée, ne s’est plus battue, a laissé faire et s’est demandée pourquoi elle n’avait rien fait. Et puis, il y a toujours eu l’espoir, l’espoir d’autre chose, de mieux tant qu’à faire. L’espoir qu’un jour le besoin de partir ne se ferait plus ressentir.